Promenade dans le Paris d'Apollinaire

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Passy - Seizième Arrondissement

St-Germain-des-Prés / St-Michel -
cinquième et sixième arrondissements

Les quais et l’île de la Cité

  • Les boîtes des bouquinistes
  • Le Palais de Justice
  • Montmartre

  • Le Lapin Agile
  • Le Bateau Lavoir
  • La rue Léonie
  • Montparnasse - treizième et quatorzième arrondissements

  • 278, boulevard Raspail
  • La Closerie des Lilas
  • La prison de la Santé
  • L’église de Saint-Merri

    Le Marais, quatrième arrondissement

    La Bibliothèque Nationale, rue Richelieu

    Le cimetière du Père-Lachaise, vingtième arrondissement



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    Montmartre
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    Pere-Lachaise
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    Montparnasse
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    Le Bateau LavoirRue LéonieLe Lapin AgileAvenue du Colonel-BonnetLa maison de BalzacRue BertonRue GrosLe pont MirabeauL'île de la CitéLa rue Guillaume ApollinaireLa librairie de M LehecLe monument à Guillaume ApollinaireL'église Saint-MerriLa rue ChristineLe café du DépartLes boîtes de bouquinistesTombeau d'Apollinaire au Pere-LachaiseLa Closerie des Lilas



    Promenade: photos et commentaires


    Avenue du Colonel-Bonnet

    L’avenue Mercédès, aujourd’hui avenue du Colonel-Bonnet, 16e arrondissement. Cette avenue est citée par Apollinaire dans "L’Arc-en-ciel" (Contes retrouvés, PrI 543):

      "L’avenue Mercédès est une des plus nouvelles voies de Passy. Elle a la forme d’un T. Une muraille la borne à l’une de ses extrémités, tandis qu’à l’autre se trouve un gouffre effrayant. Presque toujours déserte, l’avenue est la remise des rafales qui entrent et sortent en se bousculant, en sifflant lugubrement, et les rares passants qui s’égarent en cette turbulente compagnie, s’ils tiennent leur chapeau de la main gauche, font avec la droite le signe de la croix."

    ainsi que dans le chapitre "Souvenir d’Auteuil" du Flâneur des deux rives où le poète décrit

      "la neuve voie qui est l’ancienne avenue Mercédès, nommée aujourd’hui avenue du Colonel-Bonnet, et qui est une des artères les plus modernes de Paris" (PrIII 5).

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    La maison de Balzac

    La_maison_de_Balzac
    La maison de Balzac, rue Raynouard dans le 16e arrondissement. Apollinaire l’évoque dans le chapitre "Souvenir d’Auteuil" du Flâneur des deux rives (PrIII 3-6):

      […] "On arrive ensuite derrière la maison de Balzac. L’entrée principale qui mène à cette maison se trouve dans un immeuble de la rue Raynouard. Il faut descendre deux étages et, grâce à l’obligeance de M. de Royaumont, conservateur du musée de Balzac, on pouvait sinon descendre l’escalier même que prenait Balzac pour aller rue Berton et qui est maintenant condamné, du moins prendre un autre escalier qui mène dans la cour que devait traverser le romancier et passer sous la porte qui le faisait déboucher sur la rue Berton" (PrIII 5).

    C’est là que se tinrent les dîners de Passy de 1912 à 1913, puis, les représentations du Théâtre Idéaliste de 1917 à 1918.

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    Rue Berton

    Rue Berton, ruelle en contrebas de la maison de Balzac, qui longe également "la vieille maison de santé du docteur Blanche" (Le Flâneur des deux rives, PrIII 5), où se trouve, aujourd’hui, l’ambassade de Turquie.

      "Le docteur Blanche, spécialiste des maladies mentales, accueillit au siècle dernier, dans cette sorte de clinique privée, diverses personnalités du monde artistique et littéraire, notamment Nerval et Maupassant" (PrIII 1143).


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    rue_Berton



    Le pont Mirabeau

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    Le pont Mirabeau, construit entre 1893 et 1896, reliant Grenelle à Auteuil, fleuron de l’architecture moderne célébrant le progrès du commerce et de l’industrie.

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    L’église Saint-Merri

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    L’église Saint-Merri évoquée dans le poème de Calligrammes, "le Musicien de Saint-Merry" (Po 188-191). Ci-dessous les strophes qui mentionnent Saint-Merry:

      […]
      Les femmes qui passaient s’arrêtaient près de lui
      Il en venait de toutes parts
      Lorsque tout à coup les cloches de Saint-Merry se mirent à sonner
      Le musicien cessa de jouer et but à la fontaine
      Qui se trouve au coin de la rue Simon-Le-Franc
      Puis Saint-Merry se tut
      L’inconnu reprit son air de flûte
      Et revenant sur ses pas marcha jusqu’à la rue de la Verrerie
      […]
      Cortèges ô cortèges
      C’est quand jadis le roi s’en allait à Vincennes
      Quand les ambassadeurs arrivaient à Paris
      Quand le maigre Suget se hâtait vers la Seine
      Quand l’émeute mourait autour de Saint-Merry
      […]
      Il ne resta bientôt plus personne dans la rue de la Verrerie
      Sinon moi-même et un prêtre de Saint-Merry
      Nous entrâmes dans la vieille maison
      Mais nous n’y trouvâmes personne

      Voici le soir
      À Saint-Merry c’est l’Angélus qui sonne
      Cortèges ô cortèges

      (Po 188-191)

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    La rue Guillaume Apollinaire

    La rue Guillaume Apollinaire, à Saint-Germain-des-Prés.

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    rue_Guillaume_Apollinaire



    La librairie de M. Lehec

    La_librairie_de_M_Lehec
    37, rue Saint-André-des-Arts, ancien emplacement de la librairie de M. Lehec, évoquée dans Le Flâneur des deux rives:

      "M. Lehec, le libraire, aimait ses livres au point de ne pouvoir les vendre qu’aux rares personnes qu’il jugeait dignes de les acquérir. Du temps où il avait sa librairie rue Saint-André-des-Arts, j’allais souvent causer avec lui dans sa boutique" (PrIII 10).

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    La rue Christine

    La rue Christine, qui est parallèle à la rue Saint-André-des-Arts et qui coupe la rue Dauphine, donne son nom au célèbre poème de Calligrammes (Po 180-182). Apollinaire l’aurait écrit dans un café de la rue; en tout cas, il y fréquentait un restaurant franco-italien: rue_Christine

        Lundi Rue Christine

    La mère de la concierge et la concierge laisseront tout passer
    Si tu es un homme tu m’accompagneras ce soir
    Il suffirait qu’un type maintînt la porte cochère
    Pendant que l’autre monterait

    Trois becs de gaz allumés
    La patronne est poitrinaire
    Quand tu auras fini nous jouerons une partie de jacquet
    Un chef d’orchestre qui a mal à la gorge
    Quand tu viendras à Tunis je te ferai fumer du kief

    (Calligrammes, Po 180)

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    Le café du Départ

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    Le café du Départ, autrefois le Soleil d’or, place Saint Michel, 5e arrondissement: c’est dans le sous-sol de ce café que se tenaient vers 1903 les soirées de la Plume, où Apollinaire rencontra notamment Alfred Jarry et André Salmon.

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    Les boîtes de bouquinistes

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    Les quais et les boîtes de bouquinistes le long de la Seine. Apollinaire les évoque à plusieurs reprises, dans Le Flâneur des deux rives:

      "Je revis plusieurs fois M. Ed. Cuénoud sur les quais. Il est mort récemment et quand je passe devant les boîtes des bouquinistes près de l’Institut j’évoque la silhouette singulière de ce gérant qui pour la bibliographie facétieuse rivalisait avec Rabelais et celle de Remy de Gourmont, qui ne manquait jamais avant la tombée de la nuit d’aller faire son tour sur les quais." (PrIII 39)

    Et dans l’article à propos de Remy de Gourmont (Chroniques et articles):

      "En 1899, arrivé de Provence en avril, j’allais presque tous les jours, après 5 heures du soir, fouiller le long des quais dans les boîtes de bouquinistes." (PrII 1044)

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    L’île de la Cité

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    Le Palais de Justice et la Préfecture de Police, sur l’île de la Cité où Apollinaire se retrouve après avoir été impliqué dans l’affaire du vol des statuettes du Louvre, crime perpétré par Géry Pieret qui avait été son secrétaire. On se souviendra qu’Apollinaire fut inculpé de recel et de complicité de vol et qu’il passa quelques jours (du 7 au 11 septembre 1911) à la prison de la Santé avant de bénéficier d’un non-lieu (lire la préface des Œuvres poétiques de la Pléiade, XXV-XXIX).

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    Rue Léonie

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    Rue Léonie, aujourd’hui rue Henner, au pied de la Butte Montmartre, en contrebas de la place Blanche, 9e arrondissement: premier domicile parisien d’Apollinaire (d’avril 1907 à octobre 1909).

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    Le Lapin Agile et le Bateau Lavoir

    Bateau_Lavoir  Le_Lapin_Agile

    Le Bateau Lavoir                                                Le Lapin Agile

    rue_Ravignan  La rue Ravignan
    Apollinaire et ses amis fréquentèrent plusieurs endroits de Montmartre: Le restaurant, chez Adèle, le cabaret, Le Lapin Agile et le Bateau Lavoir, 7, rue Ravignan, où habitèrent notamment Pablo Picasso et Max Jacob.

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    Père-Lachaise

    Tombe_d'Apollinaire_au_Pere_Lachaise

    Tombe où reposent Guillaume Apollinaire (1880-1918) et sa femme, Jacqueline (1891-1967), "la jolie rousse", au cimetière du Père-Lachaise. La tombe a été réalisée par Serge Férat. Sur la dalle de la tombe, on peut lire trois strophes du poème "Les Collines", composé pendant la guerre, et un extrait du calligramme "Cœur Couronné Miroir".

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    Pierre_tombale_au_Pere_Lachaise



    La tête de Dora Maar

    Dora_Maar Peu après la mort de Guillaume Apollinaire en 1918, Pablo Picasso esquisse le projet d’un monument à la mémoire de son ami disparu. Quarante ans plus tard, le 5 juin 1959, le monument à Guillaume Apollinaire (la tête de Dora Maar) est inauguré au square Laurent Prache, à Saint-Germain-des-Prés. Sur le socle, face à l’entrée du square, on peut lire les mots suivants: "À Guillaume Apollinaire 1880-1918", et sur le côté gauche, "ce bronze œuvre de Pablo Picasso est dédié par lui à son ami Guillaume Apollinaire 1959".

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    202, boulevard Saint Germain


    202, boulevard Saint Germain: dernier domicile d’Apollinaire. Il s’y installe en janvier 1913.

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    278, boulevard Raspail


    278, boulevard Raspail, 14e arrondissement: siège des Soirées de Paris (février 1912-juillet 1914); c’est l’ancienne garconnière de Serge Férat qui habite avec sa sœur au 229.

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    Rue Gros

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    Rue Gros, 16e arrondissement: domicile d’Apollinaire à Auteuil; il quitte la Butte pour se rapprocher de Marie Laurencin et changer de cadre de vie.

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    10, rue La Fontaine

    10, rue La Fontaine, 16e arrondissement: domicile de Marie Laurencin.

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    Montparnasse

    La_Closerie_des_Lilas
    Le quartier Montparnasse: Les cafés; La Closerie des lilas, le Dôme, la Coupole, la Rotonde; les rues; Campagne-Première et de la Grande Chaumière, sont des lieux de rendez-vous des artistes auxquels Apollinaire fait allusion dans le chapitre II de La Femme assise (PrI 417-429). On y trouve aussi de nombreux ateliers.

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    La prison de la Santé

    Apollinaire_a_la_Prison_de_la_Sante

    La prison de la Santé, boulevard Arago dans le 13e arrondissement où Apollinaire est détenu en septembre 1911. Voir les poèmes de "À la Santé", Alcools (Po 140-145):

    Apollinaire à la Santé: une promenade virtuelle.

                      À la Santé
                             1
    Avant d’entrer dans ma cellule
    Il a fallu me mettre nu
    Et quelle voix sinistre ulule
    Guillaume qu’es-tu devenu


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    3, rue des Grands Augustins

    3, rue des Grands Augustins, 6e arrondissement: atelier des peintres Delaunay, où Guillaume Apollinaire se rend souvent en 1912-1913.

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    Le café de Flore

    Cafe_de_Flore

    Saint-Germain-des-Prés: Le café de Flore, lieu de rendez-vous et de fondation des Soirées de Paris.

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    1, rue Bourbon-Le Château et rue de Buci

    rue_Bourbon_le_Chateau

    1, rue Bourbon-Le Château et rue de Buci, 6e arrondissement: ces rues sont évoquées dans deux chapitres du Flâneur des deux rives: "1, rue Bourbon-Le-Château" (PrIII 18-22) et "Les Noëls de la rue de Buci" (PrIII 22-27).

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    La Bibliothèque Mazarine et la Bibliothèque Nationale

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    La Bibliothèque Mazarine sur le quai Conti et la Bibliothèque Nationale, rue Richelieu: deux lieux où Apollinaire satisfait sa curiosité et sa soif d’érudition.

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    Le Marais

    rue_des_Francs_Bourgeois

    Le quartier du Marais, 4e arrondissement, est mentionné dans le poème, "Zone", Alcools (Po 39-44):

      […]
      Quelques-uns de ces émigrants restent ici et logent
      Rue des Rosiers ou rue des Ecouffes dans des bouges
      Je les ai vus souvent le soir ils prennent l’air dans la rue
      Et se déplacent rarement comme les pièces aux échecs

    et dans le conte "Le Départ de l’ombre", du Poète assassiné:

      "[…] Silencieux, nous errions dans le Marais, et je m’en souviens, je regardais nos ombres qui nous précédaient en se mêlant.
      Dans la rue des Francs-Bourgeois, nous nous arrêtâmes devant une boutique sur laquelle on pouvait lire: Marchandises provenant du mont-de-piété"
      (PrI 336).

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